L'Homme qui tua Liberty Valance
· Film
Film · 1962
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En bref
L'Homme qui tua Liberty Valance : film de John Ford, sorti en 1962. En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme Hallie, un couple âgé, reviennent à Shinbone, dans l'Ouest, pour l'enterrement de Tom Doniphon. Réalisation : John Ford. Avec John Wayne, James Stewart, Lee Marvin.
46 motsLa distribution en images

Portrait : John Wayne - still portrait, par Unknown photographer, sous licence Public domain, via Wikimedia Commons.
L'Homme qui tua Liberty Valance
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L'Homme qui tua Liberty Valance (The Man Who Shot Liberty Valance) est un film américain en noir et blanc réalisé par John Ford, sorti en 1962. Le scénario, écrit par James Warner Bellah (en) et Willis Goldbeck, est adapté d'une nouvelle de Dorothy M. Johnson.
Ce résumé est adapté de l'article L'Homme qui tua Liberty Valance de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme Hallie, un couple âgé, reviennent à Shinbone, dans l'Ouest, pour l'enterrement de Tom Doniphon. Le journaliste local, intrigué, interroge le sénateur sur sa présence aux obsèques d'un cow-boy inconnu. Stoddard, d'abord réticent, finit par accepter de lui expliquer. Il évoque l'époque une vingtaine d'années plus tôt où, fraîchement diplômé en droit, il débarqua avec l'idéal d'apporter la légalité dans l'Ouest.
À l'époque, peu avant son arrivée à Shinbone, sa diligence est attaquée par une bande de hors-la-loi. Stoddard est dévalisé et sauvagement frappé par leur chef qui le laisse pour mort. Tom Doniphon le trouve, lui apprend le nom de son agresseur : Liberty Valance, un bandit de notoriété publique, et le dépose dans le saloon tenu par la jeune Hallie (son amour secret) et ses parents. Stoddard, encore faible, parle de faire arrêter Valance, ce qui provoque les sarcasmes de Doniphon : à Shinbone, c'est la loi des armes qui prévaut. Stoddard n'obtient pas plus le soutien du shérif Appleyard, couard notable.
En échange de son travail au restaurant, il est logé par Hallie et ses parents. Lorsque Valance le provoque, c'est Doniphon aidé de « Pompey » qui le défendent, lui prouvant par là que seul le revolver peut protéger un homme. Stoddard refuse pourtant de renoncer à la voie légale. Il enseigne la lecture et l'écriture, notamment à Hallie qui était illettrée, et donne des rudiments d'éducation civique aux enfants tout en s'entraînant secrètement et maladroitement au tir avec un vieux revolver. Stoddard est devenu l'ami de Peabody, le journaliste de Shinbone, qui dénonce la volonté des grands propriétaires de bétail de maintenir le territoire en parcours ouvert, ce qui empêche le développement de la ville.
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Le film est inspiré de la nouvelle de seize pages L'homme qui tua Liberty Valance de Dorothy Marie Johnson. Cette nouvelle est disponible en français au sein d'un recueil intitulé Contrée Indienne.
La région où le film se déroule n'est pas dévoilée. On pourrait penser au Wyoming où, tout comme dans le film, des affrontements appelés guerre du comté de Johnson se sont déroulés entre la fin des années 1880 et le début des années 1890 entre des grands éleveurs (qui souhaitaient majoritairement la préservation du statu quo, du Wyoming en tant que territoire) et des petits colons, mais la présence de cactus dans le film oblige à envisager un futur Etat du sud-ouest.
John Ford acheta les droits de la nouvelle, et il confia à Willis Goldbeck et James Warner Bellah la tâche de rédiger le scénario du film à partir de celle-ci. John Ford s’est adressé ensuite à la compagnie Paramount, avec laquelle John Wayne venait de signer un contrat ; John Ford s’engagea personnellement pour la moitié du budget, et l’accord fut donné au bout de cinq mois.
Le tournage du film a été effectué durant l'année 1961. Il sera distribué en salles dès avril 1962.
Lee Marvin a été choisi pour interpréter le personnage de Liberty Valance dans ce film, et cet acteur jouera une nouvelle fois pour John Ford l’année suivante dans le film La Taverne de l’Irlandais, encore une fois aux côtés de John Wayne. Initialement, c’était Ward Bond qui devait jouer le rôle de Liberty Valance.
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Ce fameux western sorti dans les salles américaines en 1962 fut plutôt mal accueilli par la critique qui le voyait comme trop « fantaisiste », pas assez « convaincant » (Variety), « désuet » et « bavard » (The New York Times). The New York Times alla jusqu’à le comparer à une parodie non intentionnelle « des meilleures œuvres de M. Ford ».
La critique française fut bien plus positive lorsque cette production arriva dans les salles en France. Le classicisme du film est ce qui marqua le plus les téléspectateurs, comme l'affirme Henry Chapier dans Combat, quand il en parle comme « une fable morale dont les ressorts dramatiques n’ont rien à envier à une tragédie à l’antique ». Dans Arts, Jean-Louis Bory met en avant un « excellent scénario joliment doux-amer ». Dans Le Figaro, Louis Chauvet fait l'éloge de ce qu'il décrit comme « un beau film, plein d’élans oratoires, de méditation et d’action ». Dans Télérama, Gilbert Salachas parle d'un équilibre « presque parfait » entre « les touches d’émotion et le sens de l’humour ». Enfin, dans Les Cahiers du cinéma, Claude-Jean Philippe insiste sur la dimension internationale du film.
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L'Homme qui tua Liberty Valance est l'avant-dernier western de John Ford. Le film a, selon Jacques Lourcelles, valeur de testament de l'auteur dans ce domaine. C'est pourquoi le film baigne dans une mélancolie, voire une amertume, renforcée par le caractère statique de l'action. Le film, fortement symbolique, présente un scénario original et complexe, propice à l'analyse. On en donne ici quelques éléments saillants.
Le combat au cours duquel Liberty Valance est tué comporte en fait trois protagonistes : Stoddard, Valance et Doniphon (aidé par Pompey). Le duel final entre Stoddard et Valance est atypique, car totalement déséquilibré : son issue semble fixée d'avance. Pour le souligner, le tablier de « laveur de vaisselle » que porte Stoddard. Pourtant, de la main gauche, Stoddard parvient à tuer Valance, du moins le croit-on. Mais un flash-back (dans le flash-back qu'est l'histoire elle-même) vient corriger cette première version : c'est Doniphon, tapi dans l'ombre, qui a tué Valance.
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata pour ce film. Les personnages qu'ils incarnent n'y sont pas renseignés.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Drame, Western |
| Durée | 2 h 03 |
| Pays | États-Unis |
| Langue originale | anglais |
| Réalisation | John Ford |
| Production | Paramount Pictures |
| Notoriété | 41 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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