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Film · 1962

Hara-kiri (1962)

Par Fiche vérifiée le Méthode

L'essentiel de Hara-kiri

Sortie
1 janvier 1962
Durée
2 h 15
Pays
Japon
Réalisation
Masaki Kobayashi

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En bref

Hara-kiri : film sorti en 1962. Au début de la période d'Edo, le rōnin Hanshiro Tsugumo (Tatsuya Nakadai) se présente au château du clan Ii, que dirige l'intendant Kageyu Saito (Rentarō Mikuni) en l'absence du maître. Réalisation : Masaki Kobayashi.

40 mots
Aydon Castle (inner court)

Photographie d'illustration du genre « Historique ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.

Illustration : Aydon Castle (inner court), par Hadrianus1959, sous licence CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Hara-kiri

· Film

Hara-kiri, en quelques mots


Hara-kiri (切腹, Seppuku) est un film japonais réalisé par Masaki Kobayashi, sorti en 1962.

L'histoire a lieu au Japon entre 1619 et 1630, pendant l'ère d'Edo et le règne du Shogunat Tokugawa. Le personnage principal est le rōnin Tsugumo Hanshiro, qui demande à se faire seppuku (ou hara-kiri) dans le manoir du clan Ii. Les évènements le conduisent à raconter son histoire, expliquant ce qui l'amène à faire cette demande de suicide rituel.

Le film a été encensé par la critique et est souvent considéré comme l'un des meilleurs films de samouraïs qui aient jamais été réalisés.

Ce résumé est adapté de l'article Hara-kiri (film, 1962) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .

Synopsis


Au début de la période d'Edo, le rōnin Hanshiro Tsugumo (Tatsuya Nakadai) se présente au château du clan Ii, que dirige l'intendant Kageyu Saito (Rentarō Mikuni) en l'absence du maître. Le rōnin explique que, réduit à la misère depuis la perte de son statut de samouraï au service du seigneur Masanori Fukushima, il souhaite qu'on lui propose un lieu adéquat pour mettre honorablement fin à ses jours en pratiquant le seppuku, un suicide rituel.

À cette époque, le shogunat Tokugawa a pacifié le Japon à la suite de la bataille de Sekigahara. Qu'elles soient tombées au cours de cette bataille ou qu'elles aient été éliminées par la suite pour des raisons politiques, de nombreuses maisons nobles disparaissent, faisant de leurs vassaux des rōnins, dont la population devient très importante. Or, de nombreux rōnins utilisent les demandes de seppuku comme une ruse pour se faire prendre en pitié et au mieux recevoir un poste, ou du moins quelque argent pour s'en sortir.

L'intendant Saito explique à Hanshiro qu'il ne se laissera pas prendre, et que ses samouraï vassaux ont récemment obligé un samouraï venu dans les mêmes conditions, Motome Chijiwa, à aller jusqu'au bout de ses déclarations et à se suicider strictement selon le code d'honneur des samouraïs. Par dérision devant ce samouraï déchu, les vassaux du clan Ii l'ont obligé à utiliser pour le rituel son propre wakizashi, pourtant en bambou. Hanshiro lui répond qu'il ne connaît pas ce rōnin, bien qu'ils aient eu le même maître. Hanshiro insiste et déclare que ses paroles ne sont pas en l'air, mais qu'il souhaite juste qu'on lui donne l'occasion de raconter son histoire avant de se suicider.

Cette section « Synopsis » est adaptée de l'article Hara-kiri (film, 1962) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.

Accueil critique


Dans une critique contemporaine de la sortie du film, le Monthly Film Bulletin déclare que la « cadence lente et mesurée de Masaki Kobayashi correspond parfaitement à son sujet » et que « l'histoire elle-même est magnifiquement construite ». La critique a loué la performance de Tatsuya Nakadai comme étant une « performance brillante, semblable à celle de Toshiro Mifune » et a noté que le film était « parfois brutal, particulièrement dans la terrible agonie du jeune samouraï avec son sabre en bambou » et que bien que « certains critiques aient remarqué qu'être gore n'est pas la meilleure façon de déplorer une effusion de sang gratuite, Harakiri reste splendide avec ses travellings mesurés, ses zooms lents, ses plans aériens réfléchissants de la cour, et sa fréquente immobilité posée ».

Le critique du New York Times n'a pas été impressionné par « le drame humain torturé de ce film » mais a ajouté que « Mr. Kobayashi fait de superbes choses avec les compositions architecturales, les formes en mouvement et les girations parfois turbulentes des personnages en lutte sur l'écran de taille CinemaScope. Il parvient à une sorte d'hypnotisme visuel qui convient à l'ambiance de ce curieux cauchemar ».

Cette section « Accueil critique » est adaptée de l'article Hara-kiri (film, 1962) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.

Analyse et thèmes


Interrogé sur la thématique de son film, Kobayashi a déclaré : « Tous mes films... sont centrés sur la résistance à un pouvoir bien établi. C'est le thème d'Harakiri, bien sûr, et celui de Rébellion aussi. Je suppose que j'ai toujours défié l'autorité. »

Audie Bock décrit le thème de Harakiri comme « l'inhumanité de cette exigence pour ceux qui y adhéraient consciencieusement, et l'hypocrisie de ceux qui appliquaient cette pratique ». Le film ne remet pas tellement en cause la pratique du seppuku ; il met plutôt en lumière un cas où elle s'est produite dans un environnement punitif et hypocrite. Les notions d'honneur et de bravoure qui y sont associées peuvent être une fausse façade, comme le dit le protagoniste, puisque cela n'empêche pas la cruauté envers un homme. Harakiri est un film montrant les samouraïs de la période Edo, n'ayant donc pas connu la guerre, comme des personnages cruels, hypocrites et indolents, sous les traits des hommes du clan Ii.

Cette section « Analyse et thèmes » est adaptée de l'article Hara-kiri (film, 1962) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.

Qui joue dans ce film ?


10 interprètes sont crédités sur Wikidata, avec le personnage qu'ils incarnent lorsqu'il y est renseigné.

  • Tatsuya NakadaiTsugumo Hanshirō
  • Rentarō MikuniSaitō Kageyu
  • Tetsurō TanbaOmodaka Hikokuro
  • Shima IwashitaTsugumo Miho
  • Yoshio InabaChijiiwa Jinai
  • Kei SatōFukushima Masakatsu
  • Ichirō NakataniYazaki Hayato
  • Masao MishimaInaba Tango
  • Akira IshihamaChijiiwa Motome
  • Akiji Kobayashi

La fiche en détail


Caractéristiques de Hara-kiri telles que renseignées sur Wikidata (licence CC0). Une ligne absente signifie que la donnée n'y figure pas — rien n'est estimé.
TypeFilm
Sortie
GenresFilms, Drame, Action, Historique
Durée2 h 15
PaysJapon
Langue originalejaponais
RéalisationMasaki Kobayashi
ProductionShōchiku
Notoriété30 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre

Où regarder Hara-kiri ?


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Sources de cette fiche

Métadonnées (dates, distribution, rôles, récompenses, saisons) : Wikidata (Q1584406), licence CC0, extraites le . Texte : Hara-kiri (film, 1962) sur Wikipédia en français, licence CC BY-SA 4.0, abrégé, repris le . Une erreur ? Elle se corrige à la source, sur Wikidata ou Wikipédia — la fiche suivra au prochain import. Le régime de chaque source est détaillé sur la page licences, notre méthodologie explique comment ces données sont assemblées.