L'Homme des Hautes Plaines
· Film
Film · 1973
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
L'Homme des Hautes Plaines : film américain de Clint Eastwood sorti en 1973. À Lago, petite ville du désert de l’Ouest sauvage américain, le massacre d’un homme portant une étoile à coups de fouet par trois malfrats revient en flashs à plusieurs reprises au cours du film.
47 motsLa distribution en images

Portrait : Clint Eastwood at 2010 New York Film Festival, par Raffi Asdourian, sous licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.
L'Homme des Hautes Plaines
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L'Homme des hautes plaines (High Plains Drifter) est un film américain réalisé par Clint Eastwood et sorti en 1973.
Pour sa seconde réalisation, Clint Eastwood s'essaie au western, genre qui l'a rendu populaire comme acteur. Ce film reprend la mythologie de l'homme sans nom déjà exploitée dans la trilogie de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand. Le film est aussi inspiré du travail avec un autre réalisateur, Don Siegel. Le meurtre de Kitty Genovese, en 1964, a quant à lui inspiré la trame du film.
Ce résumé est adapté de l'article L'Homme des hautes plaines de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
À Lago, petite ville du désert de l’Ouest sauvage américain, le massacre d’un homme portant une étoile à coups de fouet par trois malfrats revient en flashs à plusieurs reprises au cours du film.
Un étranger, tout de noir vêtu, arrive dans la ville. Trois hommes semblent y faire la loi. Rapidement menacé lui-même par ces hommes dans le saloon, l’étranger va bientôt affirmer sa personnalité en tuant ses trois agresseurs qui viennent de nouveau lui chercher querelle chez le barbier. Alors qu’il ressort, une jeune femme, Callie Travers, le bouscule volontairement et l’insulte copieusement sans raison apparente. L’étranger lui réplique que si elle désirait faire connaissance avec lui, elle n'avait qu'à le demander. Offusquée, Callie se montre encore plus virulente en paroles vis à vis de l'étranger et finit par faire tomber le cigare qu'il est en train de fumer par terre d'un coup de main. L'étranger déclare à Callie qu'elle a besoin d'une leçon de politesse et l'emmène dans une grange où il la viole, malgré ses cris et ses coups, cependant la jeune femme finit par prendre du plaisir à l'acte et ses cris de détresse se transforment en râles de plaisir et elle ne cherche plus à se débattre de l'étreinte de l'étranger, au contraire elle le retient. Elle est d'autant plus étonnée lorsque l'étranger la laisse en plan sans prévenir après avoir fini son affaire. Impressionnés et terrifiés par le personnage, les habitants vont lui demander par l’intermédiaire du shérif de tuer pour eux trois autres bandits, Stacey Bridges, Dan et Cole Carlin, que les habitants avaient fait mettre en prison et qui seront bientôt libérés. Ils ont en effet juré de revenir se venger en détruisant la ville.
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Dans sa première réalisation, Un frisson dans la nuit (1971), certains producteurs reprochent à Clint Eastwood son manque de présence à l'écran. L'acteur-réalisateur accepte donc pour son film de revenir au western et d'incarner un personnage omniprésent, dans la veine de ceux qu'il a incarnés dans la trilogie du dollar de Sergio Leone.
Universal Pictures acquiert les droits d'un court récit d'Ernest Tidyman a priori long de seulement 9 pages qui a notamment remporté l'Oscar du meilleur scénario adapté en 1972 pour French Connection. Très marqué par les circonstances du meurtre de Kitty Genovese à Brooklyn, en 1964, et la non-intervention de nombreux témoins présents lors de l'agression, Clint Eastwood demande au scénariste de s'en inspirer pour l'intrigue du film. Le scénario est, de plus, teinté d'allégories et d'humour noir influencé par Sergio Leone.
On trouve dans ce film l'acteur Geoffrey Lewis, qui tournera encore six fois avec Clint Eastwood (Le Canardeur, Doux, dur et dingue, Bronco Billy, Ça va cogner, Pink Cadillac, Minuit dans le jardin du bien et du mal).
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À sa sortie, L'Homme des hautes plaines reçoit globalement de bonnes critiques aux États-Unis.
Pour The New York Times, même si la violence est omniprésente dans le film, il est clair que ni Ernest Tidyman ni Clint Eastwood ne se prennent vraiment au sérieux. Le personnage de l'étranger dans L'Homme des hautes plaines était manifestement une parodie intense du personnage de l'homme sans nom que Clint Eastwood devait jouer dans les westerns de Sergio Leone.
Pour le Time, le film cultive à l'excès tous les clichés du western dénoncés par la culture pop.
Le film réalisera 15 millions de dollars au box office, un score modeste pour l'époque.
À sa sortie, L'Homme des hautes plaines a été taxé de film « fasciste » par la presse française. Le journaliste Jacques Zimmer s'interrogera, quelques années plus tard, et écrira notamment « il est curieux de voir taxé d’idéologie d’extrême droite le bon vieux thème du solitaire venu réparer une injustice et soumettant à la loi une collectivité qui l’a nommé marshall par réflexe de peur. (…) Le même scénario, produit par Richard Wilson sous le titre du Mercenaire de minuit, avait été salué unanimement comme une parabole contre le racisme et la violence ».
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Premier des quatre westerns que Clint Eastwood réalisera, L'Homme des hautes plaines rassemble tous les thèmes que le réalisateur développera dans ses œuvres, notamment celui de la vengeance, qui sera au cœur de Josey Wales hors-la-loi et d’Impitoyable. De même, son personnage de l'étranger préfigure celui du pasteur de Pale Rider, le cavalier solitaire. Ne pouvant pardonner la médiocrité et la veulerie des habitants, l'étranger va les forcer à repeindre leur ville en rouge et à la renommer Hell (enfer) et nomme comme maire et shérif leur souffre-douleur habituel, un nain. Toutes ces images et ces symboles confèrent au film une dimension à la fois crépusculaire et fantastique.
À la toute dernière scène, quand l'Étranger quitte la ville, il croise Mordecai occupé à inscrire le nom de l'ancien shérif Duncan sur sa pierre tombale. Mordecai lui dit qu'il n'a jamais su son nom. Dans la version originale, l'Étranger lui répond « Si, tu le sais. »
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata pour ce film. Les personnages qu'ils incarnent n'y sont pas renseignés.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Thriller, Fantastique, Horreur, Drame, Action, Western |
| Durée | 1 h 45 |
| Pays | États-Unis |
| Langue originale | anglais |
| Réalisation | Clint Eastwood |
| Production | Malpaso Productions |
| Notoriété | 32 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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