À bout de souffle
· Film
Film · 1960
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
À bout de souffle : film français de Jean-Luc Godard, sorti en 1960. Michel Poiccard, jeune voyou insolent, vole une voiture à Marseille pour se rendre à Paris. Réalisation : Jean-Luc Godard. Avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jean-Pierre Melville. La disponibilité en streaming se vérifie plateforme par plateforme, plus bas sur cette page.
53 mots
Photographie d'illustration du genre « Polar ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : NYPD Police Car, par Mannequin- from Basking Ridge, NJ, USA, sous licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.
À bout de souffle
· Film
À bout de souffle est un film français emblématique de la Nouvelle Vague, réalisé par Jean-Luc Godard, sorti en 1960. Il s'agit de son premier long métrage.
Ce résumé est adapté de l'article À bout de souffle de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
Michel Poiccard, jeune voyou insolent, vole une voiture à Marseille pour se rendre à Paris. En route, il tue un gendarme motocycliste qui voulait le verbaliser après qu'il a franchi une ligne continue. Arrivé à Paris, il retrouve une étudiante américaine, Patricia, avec laquelle il a eu récemment une liaison (le spectateur peut comprendre qu'il a passé quelques nuits avec elle avant de partir à Marseille). Elle veut étudier à la Sorbonne et, pour se faire un peu d'argent, elle vend le journal New York Herald Tribune sur les Champs-Élysées. Tout au long du film, Michel essaiera de la persuader de coucher à nouveau avec lui et elle lui résistera un certain temps en affirmant qu'elle ne l'aime pas vraiment.
Michel veut quitter la France pour Rome, où il pense trouver refuge. Mais la police l'ayant déjà identifié comme étant l'assassin de la RN7, sa photographie est publiée dans tous les journaux. Patricia, par amour, ne le dénonce pas lorsqu'elle est interrogée par un inspecteur. Michel reprend contact avec des gens de la pègre afin de récupérer l'argent qu'on lui doit. En attendant que l'un d'eux l'aide à encaisser un chèque barré, il se cache avec Patricia chez l’amie d'un ami. La veille du départ projeté pour l'Italie, Patricia le dénonce à la police afin de le forcer à la quitter, mais Michel refuse de prendre la fuite.
Mortellement touché par un policier, il s'écroule.
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« Quand j'ai tourné À bout de souffle, je pensais que je faisais quelque chose de très précis. Je réalisais un thriller, un film de gangsters. Quand je l'ai vu pour la première fois, j'ai compris que j'avais fait tout autre chose. Je croyais que je filmais le Fils de Scarface ou le Retour de Scarface et j'ai compris que j'avais plutôt tourné Alice au pays des merveilles, plus ou moins. »
Jean-Luc Godard apparaît en caméo vers le milieu du film. Acheteur de France-Soir rue de Berri, on le voit dénoncer Michel Poiccard à un policier. À la minute, il pose une question hors-champ à l'écrivain Jean Parvulesco, incarné par le réalisateur Jean-Pierre Melville : « Est-ce que les femmes sont plus sentimentales que les hommes ? ». Celui-ci répond : « Les sentiments sont un luxe que peu de femmes s’offrent », entraînant une réaction sans commentaire de Jean Seberg.
Pendant son trajet sur la RN 7, Michel en aparté (fixant la caméra), déclare : « Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la ville... allez vous faire foutre ! »
Avant d’expirer, allongé sur les pavés, Michel murmure à Patricia :
N'ayant pas compris, la jeune femme demande aux policiers :
demande-t-elle, en fixant son regard direction caméra (le public) et en reprenant un geste de Michel, le pouce caressant sa lèvre supérieure.
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Lors de sa sortie initiale en France, le film fut classé « interdit aux moins de 18 ans » lors de sa présentation à la Commission de contrôle des œuvres cinématographiques le 2 décembre 1959 au motif que « tout dans le comportement de ce jeune garçon, son influence croissante sur la jeune fille, la nature du dialogue, contre-indique la projection de ce film devant des mineurs ». L'interdiction aux moins de 18 ans ne sera levée que le 23 juin 1975.
AllMovie écrit : « Pastiche du film noir, mais gifle exubérante aux conventions hollywoodiennes, À bout de souffle est un événement marquant qui a séduit le public au début des années 1960 avec son air ultra-cool fanfaronnant, sa perspective amorale et son style énergique. Adoptant une structure narrative lâche et touffue, le film suit Michel (Jean-Paul Belmondo), un voyou qui se modèle avec deux de ses doigts sur Humphrey Bogart, vole les amoureuses sans méfiance et, comme le protagoniste de L'Étranger d'Albert Camus, tue apparemment sans raison alors qu'il poursuit ses débiteurs, commet un vol et essaie de coucher avec Patricia (Jean Seberg).
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En 1965, le film La 317 Section contient une référence précise au film À bout de souffle, dont le producteur est aussi Georges de Beauregard ainsi que le chef opérateur Raoul Coutard, lorsque le sous-lieutenant Torrens agonisant dit en regardant sa blessure « Ah c'est dégueulasse », ce à quoi l'adjudant Willsdorff répond « Qu'est-ce que ça veut dire, dégueulasse ? C'est la guerre ».
En 1983, le film a fait l'objet d'un remake américain réalisé par Jim McBride, À bout de souffle, made in USA (Breathless), dans lequel le rôle interprété par Jean-Paul Belmondo était repris par Richard Gere et celui de Jean Seberg par Valérie Kaprisky.
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata, avec le personnage qu'ils incarnent lorsqu'il y est renseigné.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Polar, Drame |
| Durée | 1 h 27 |
| Pays | France |
| Langue originale | anglais, français |
| Réalisation | Jean-Luc Godard |
| Récompenses | 3 distinctions recensées |
| Notoriété | 53 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
3 distinctions sont recensées sur Wikidata pour ce film.
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