Hiroshima, mon amour
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Film · 1959
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En bref
Hiroshima, mon amour : film d'Alain Resnais, sorti en 1959. Réalisation : Alain Resnais. Avec Emmanuelle Riva, Bernard Fresson, Eiji Okada. La disponibilité en streaming se vérifie plateforme par plateforme, plus bas sur cette page.
35 mots
Photographie d'illustration du genre « Romance ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : Couple sitting watching sunset (Unsplash), par Gerrit Vermeulen gerritvermeulen, sous licence CC0, via Wikimedia Commons.
Hiroshima, mon amour
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Hiroshima, mon amour (二十四時間の情事, Nijūyoji-kan no jōji, soit Une liaison de 24 heures) est un film franco-japonais d’Alain Resnais sorti en 1959. Le scénario est signé de la romancière Marguerite Duras, qui y évoque le thème de la mémoire, riche dans son œuvre.
Retraçant la rencontre d’une actrice française et d’un architecte japonais à Hiroshima quatorze années après les bombardements atomiques. Leurs échanges sur les thèmes de la mémoire et de l'oubli nous sont présentés par fragments tout au long des 36 heures que dure leur rencontre. Le film déjoue les codes traditionnels de la narration cinématographique, l'utilisation novatrice du flashback créant une structure narrative non linéaire. Hiroshima, mon amour se présente à la fois comme une fiction évoquant la guerre et les bombes lancées sur la ville, un poème d’amour et de mort et un appel à la réconciliation entre les peuples.
Son retentissement est mondial. Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 1959, il est accusé par certains d’offenser les sensibilités américaines par son propos centré sur les exactions des bombes atomiques. D’autres, parmi lesquels André Malraux, Claude Chabrol ou Jean-Luc Godard, célèbrent l’un des plus beaux films qu’il leur ait été donné de voir. Il lance la carrière de Resnais, qui s’inscrira dans le contexte du « groupe de la rive gauche », qui avec des cinéastes comme Chris Marker ou Agnès Varda se distinguera de la Nouvelle Vague par ses prises de position proches de celles de la gauche non communiste.
Ce résumé est adapté de l'article Hiroshima, mon amour de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
La première partie du film présente à la façon d’un documentaire les retombées des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki sur la population japonaise ; une série de gros plans des dos et des bras d'un homme et d'une femme enlacés, recouverts de cendres puis de sueur. En voix off, une femme raconte ce qu'elle a vu lors de son séjour à Hiroshima, tandis que des images d'actualités, des reconstitutions de victimes, de manifestations et de mémoriaux apparaissent à l'écran. Un homme lui dit calmement qu'elle « n'a rien vu à Hiroshima » et ne sait pas ce qu'est l'oubli. Il est originaire d'Hiroshima et sa famille a péri dans le bombardement alors qu'il combattait sur le front ; la femme est une actrice française venue tourner un film sur la paix.
C’est le matin, la femme regarde l'homme dormir. Le tressaillement de sa main lui rappelle son premier amour, un soldat allemand dont la main bougeait de la même façon alors qu'il agonisait. L'homme se réveille, ils se sont rencontrés la veille au soir dans un café. Elle apprend qu'il est architecte et engagé en politique. Ils parlent du bombardement et de la fin de la guerre. Il est fasciné par le mot « Nevers », sa ville natale, où elle souhaite ne jamais retourner. Il aimerait la revoir, mais elle lui dit qu'elle repart pour Paris le lendemain.
L'homme lui rend visite sur le lieu du tournage, elle est heureuse de le voir. Il la ramène chez lui. Elle lui demande s'il vit seul, il répond que sa femme est absente pour quelques jours. Tous deux disent être heureux dans leur mariage, bien qu'ils aient eu des aventures passées, et font à nouveau l'amour.
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Le scénario d’Hiroshima, mon amour est d'abord censé naître de Françoise Sagan, autrice au succès fulgurant à la fin des années 1950. Le producteur Anatole Dauman envisage en effet en 1958 de lui confier l’écriture d’une fiction sur la bombe atomique, mais il échoue à plusieurs reprises à lui faire part de son projet : l’écrivaine oublie une première fois, puis à une seconde occasion, de se rendre au rendez-vous parisien qui a été fixé avec le producteur et Alain Resnais, dont la carrière vient d’être lancée par Nuit et Brouillard et qui est alors pressenti pour la réalisation. Simone de Beauvoir est un temps envisagée pour remplacer Sagan mais, sur la suggestion de Resnais, c’est vers Marguerite Duras que la production se tourne. Resnais apprécie son œuvre théâtrale et a autrefois songé à adapter Moderato cantabile au grand écran. L’époque commence alors à être propice à la collaboration entre les milieux de la littérature et du cinéma et ce projet ne fait que marquer le début des incursions de Duras dans la création cinématographique.
Alain Resnais apparaît alors comme la « nouvelle conscience du cinéma français » et ses producteurs voudraient le voir enchaîner, après des documentaires sur Guernica et sur les camps d’extermination nazis, avec une enquête sur les bombardements des villes japonaises. C’est le gouvernement français qui tient à un documentaire et tente d’en passer la commande à Chris Marker, lequel déclinera.
Cette section « Production » est adaptée de l'article Hiroshima, mon amour de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.
Hiroshima, mon amour est sélectionné pour être présenté en sélection officielle au Festival de Cannes de 1959, au grand dam du Ministère des Affaires étrangères français qui s’y oppose pour ménager les sensibilités du gouvernement américain ; le film est en effet considéré comme un réquisitoire contre les exactions des bombes atomiques. La délégation américaine obtient finalement gain de cause et le film est écarté de la sélection officielle mais reste diffusé hors compétition. André Malraux, alors Ministre de la Culture, estime pour sa part n’avoir jamais vu de plus beau film. Alain Resnais choisit notamment d’y relativiser son rôle au regard de celui de Marguerite Duras : « J’ai cherché surtout à recréer l’univers romanesque de Marguerite Duras. Elle est aussi bien l’auteur d’Hiroshima mon amour que moi ».
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Ce film, comme Nuit et Brouillard, participe du devoir de mémoire et rappelle, même si cela peut paraître dérisoire par rapport aux souffrances des blessés d’Hiroshima, l’injustice qui a frappé, à la Libération de Nevers, le soldat allemand, tué, et la Française, tondue, pour avoir été coupables d’amour.
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4 interprètes sont crédités sur Wikidata pour ce film. Les personnages qu'ils incarnent n'y sont pas renseignés.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Romance, Drame |
| Durée | 1 h 30 |
| Pays | Japon, France |
| Langue originale | français |
| Réalisation | Alain Resnais |
| Production | Argos Films |
| Notoriété | 42 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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