Le Pont de la rivière Kwaï
· Film
Film · 1957
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En bref
Le Pont de la rivière Kwaï : film de David Lean, sorti en 1957. Durant la Seconde Guerre mondiale, au cours de l'expansion de l'Empire japonais en Extrême-Orient, le colonel Saïto est le commandant d'un camp japonais de prisonniers de guerre en Thaïlande, perdu au beau milieu de la jungle.
50 mots
Photographie d'illustration du genre « Guerre ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : Mierlo-War-Cemetery-entrance, par Wammes Waggel, sous licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
Le Pont de la rivière Kwaï
· Film
Le Pont de la rivière Kwaï (The Bridge on the River Kwai) est un film de guerre britannico-américain de David Lean, sorti en 1957. C'est l'adaptation du roman du même nom (1952) de l'écrivain Pierre Boulle.
Plus gros succès commercial de l'année 1957, le film reçoit une critique globalement élogieuse de la part de la presse. Il reçoit par ailleurs de nombreuses distinctions, dont huit nominations aux Oscars en 1958, obtenant finalement sept récompenses dont l'Oscar du meilleur film, celui du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur pour Alec Guinness.
Ce résumé est adapté de l'article Le Pont de la rivière Kwaï (film) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
Durant la Seconde Guerre mondiale, au cours de l'expansion de l'Empire japonais en Extrême-Orient, le colonel Saïto est le commandant d'un camp japonais de prisonniers de guerre en Thaïlande, perdu au beau milieu de la jungle.
Saïto reçoit un nouveau groupe de prisonniers, un bataillon britannique commandé par le colonel Nicholson. Il doit aussi faire construire un pont (faisant partie de la « voie ferrée de la mort » reliant Bangkok et Rangoun) en passant au-dessus de la rivière Kwaï avec une échéance impérative : le pont doit être terminé avant le passage d'un train d'importance stratégique.
Pour arriver à ses fins, le colonel Saïto décide de mettre à l'ouvrage ses prisonniers ; il exige du colonel Nicholson que même les officiers britanniques se mettent au travail. Mais Nicholson refuse ce dernier point, non conforme à la convention de Genève de 1929 sur les prisonniers de guerre. En répression, Saïto le brime sévèrement, mettant à l'épreuve sa résistance physique en l’enfermant dans une cellule minuscule, plombée de chaleur, espérant ainsi le forcer à céder. Mais le Britannique résiste, par principe, restant stoïque malgré les sévices subis. Tenant tête à ses geôliers, Nicholson inspire alors une grande admiration à ses hommes.
Mais Nicholson voit aussi l'effet de la détention sur les militaires dont il est responsable : forcés de participer à la construction du pont, les prisonniers exécutent mal ce travail de manière volontaire, et se livrent à du sabotage. Nicholson parvient à trouver un accord avec Saïto : le pont, mal conçu, sera reconstruit sous son commandement et suivant ses plans.
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Sauf mention contraire ou complémentaire, cette section est issue du documentaire The Making of « The Bridge on the River Kwai ».
Carl Foreman, le scénariste du Train sifflera trois fois (High Noon) qui était accusé d'être communiste, Foreman quitte Hollywood pour l'Angleterre, découvre pour le compte d'Alexander Korda un livre sorti en 1952 appelé Le Pont de la rivière Kwaï. Il y adapte en scénario ce livre écrit par le Français Pierre Boulle mais Korda n'est pas intéressé à cause de l'ambiguïté du personnage central, le colonel Nicholson, qui pousse ses hommes à aider malgré eux les Japonais à la mise en place de « la voie de la mort ».
Carl Foreman rencontre alors le producteur à succès Sam Spiegel qui est en pleine promotion de Sur les quais (On the Waterfront). Enthousiasmé par le scénario, le producteur décide de prendre en main le projet. Après avoir d'abord pensé à des réalisateurs comme Carol Reed ou Fred Zinnemann, Spiegel envoie le livre de Boulle à David Lean, alors sur le tournage de Vacances à Venise (Summertime) avec Katharine Hepburn, et part à Paris pour tenter d'obtenir les droits d'adaptation. L'auteur et son éditeur sont alors surpris de voir quelqu'un s'intéresser à ce livre.
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Peu de temps après sa sortie au cinéma, Le Pont de la rivière Kwaï est désigné meilleur film de 1957 par le National Board of Review. Cet organisme consacre également Alec Guinness et Sessue Hayakawa (respectivement en tant que meilleur acteur et meilleur acteur dans un second rôle), ainsi que David Lean (meilleur réalisateur).
Lors de cette même période, le New York Film Critics Circle, une association de critiques américains, élit le film comme le meilleur de l'année 1957. Alec Guinness est de nouveau désigné comme le meilleur acteur et David Lean en tant que meilleur réalisateur.
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Si le film est bien une fiction, il repose sur des faits historiques clairement établis.
L'officier britannique qui inspira le personnage du colonel Nicholson, le colonel Philip Toosey, ne collabora jamais avec les Japonais, mais il se refusa toujours à intenter un procès au réalisateur du film pour rétablir la vérité. Il fut d'ailleurs promu officier de l'ordre de l'Empire britannique (OBE) le 12 septembre 1946 pour services distingués et valeureux comme prisonnier de guerre.
Le personnage du commandant Shears est un officier du croiseur. Ce bâtiment, qui exista réellement, fut coulé dans la nuit du 28 février au 1 3 1942 dans le détroit de la Sonde, entre les îles de Sumatra et de Java. Il n’y eut que 368 survivants sur 1 008 hommes d’équipage qui furent internés dans les camps japonais, comme dans le film.
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata, avec le personnage qu'ils incarnent lorsqu'il y est renseigné.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Drame, Guerre |
| Durée | 2 h 36 |
| Pays | États-Unis, Royaume-Uni |
| Langue originale | anglais |
| Réalisation | David Lean |
| Production | Horizon Pictures |
| Récompenses | 9 distinctions recensées |
| Notoriété | 71 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
9 distinctions sont recensées sur Wikidata pour ce film.
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