Barberousse
· Film
Film · 1965
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
Barberousse : film sorti en 1965. L'histoire se passe à Koishikawa, quartier d'Edo, au dispensaire pour indigents et centre de formation de Koishikawa Yojosho, au, soit environ un siècle après la fondation de cet établissement public, qui eut lieu en 1722.
41 motsLa distribution en images

Portrait : Shimura Takashi, par 朝日新聞社, sous licence Public domain, via Wikimedia Commons.
Barberousse
· Film
Barberousse (赤ひげ, Akahige), parfois intitulé Barbe rouge, est un film japonais réalisé par Akira Kurosawa, sorti en 1965 et mettant en vedette Toshirō Mifune dans le rôle-titre.
Se déroulant au début du XIXe siècle sous l'ère Edo, il raconte l’histoire de Noboru Yasumoto, un jeune médecin ambitieux fraîchement diplômé, envoyé contre son gré dans une clinique rurale dirigée par Kyojō Niide, surnommé « Barberousse », un médecin austère et respecté. D'abord réticent à travailler sous l'autorité de Niide, Yasumoto découvre peu à peu la sagesse et l'humanité de cet homme dévoué à ses patients, et il est transformé par son expérience auprès des pauvres et des malades.
Le film se concentre sur la relation maître-élève entre Barberousse et Yasumoto, tout en explorant des thèmes comme la compassion, la justice sociale, et la lutte contre l'injustice et la pauvreté. Grâce à une série de vignettes montrant les patients et leurs souffrances, Kurosawa dresse un portrait émouvant de la condition humaine, où chaque personnage incarne un aspect des luttes sociales et morales de l'époque.
Ce résumé est adapté de l'article Barberousse (film, 1965) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
L'histoire se passe à Koishikawa, quartier d'Edo, au dispensaire pour indigents et centre de formation de Koishikawa Yojosho, au, soit environ un siècle après la fondation de cet établissement public, qui eut lieu en 1722. Le jeune docteur Noboru Yasumoto (Yūzō Kayama), a étudié dans une école de médecine hollandaise à Nagasaki, grâce à une recommandation du médecin du shogun, ami de son père. De retour, et à la demande de son père, il visite le dispensaire dirigé par le docteur Kyojō Niide (Toshirō Mifune), surnommé Akahige, à cause de sa barbe vaguement roussâtre. Le docteur Niide est décrit par un de ses assistants comme un homme très strict, plus sévère encore avec ses assistants qu'avec ses patients. La visite s'avère en fait être une affectation, bien loin des espérances de Yasumoto qui ne comprend ce qui lui arrive alors qu'il se voyait déjà devenir médecin du shogunat. De plus, le directeur ne semble avoir d'intérêt que pour les livres de médecine de Yasumoto. Celui-ci décide alors de se rebeller en refusant de travailler et en bravant tous les interdits, dans l'espoir d'être renvoyé.
À travers les cas de malades qui sont autant de victimes de la misère sociale et humaine, et qui vont fortement le marquer, le médecin fraîchement diplômé va découvrir progressivement la véritable nature de Barberousse, un homme plein de compassion et totalement dévoué à ses patients, pour qui la lutte contre la misère et l'ignorance est l'arme la plus efficace pour combattre les maladies. Commence alors pour Yasumoto une profonde remise en question sur ses aspirations et sa responsabilité de médecin.
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Après avoir terminé Entre le ciel et l'enfer (1963), Akira Kurosawa découvre par hasard le roman de 1959 de Shūgorō Yamamoto, Akahige Shinryōtan ([Le dispensaire de] Barberousse). Bien qu'il pense initialement que cela ferait un bon scénario pour le réalisateur Hiromichi Horikawa, Kurosawa devient si intéressé par le projet qu'il sait qu'il devra le réaliser lui-même. Il termine l'écriture du scénario en juillet 1963, qu'il co-écrit avec les scénaristes Masato Ide, Hideo Oguni, et Ryūzō Kikushima. Il note que le scénario est très différent du livre, mentionnant spécifiquement que le personnage principal de la jeune fille n'est pas dans le roman de Yamamoto : Otoyo, la jeune fille sauvée d'une maison close (Terumi Niki) dans le film). Avec ce personnage, il essaie de montrer ce que Fiodor Dostoïevski montre avec le personnage de Nellie dans Humiliés et Offensés. Le film considère la question de l'injustice sociale et parcourt deux des sujets favoris de Kurosawa : l'humanisme existentiel et l'existentialisme.
Yamamoto, au fil des ans, devient « l'écrivain de prédilection du cinéaste » Akira Kurosawa, inspirant à ce dernier non moins de trois films. Le roman Barberousse est généralement considéré comme sa création la plus achevée. L'écrivain dira cependant que le long-métrage est meilleur que le livre.
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Sur l'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, 75 % des 16 critiques sont positives, avec une note moyenne de 7,50/10. Le film a une note de 4.2/5 sur Eiga.com, basée sur 41 critiques, avec 56% des critiques lui attribuant un 5/5.
Le film est accueilli par des critiques très positives au Japon, beaucoup le considérant comme l'un des meilleurs films de Kurosawa, et il remporte le prix du meilleur film de l'année décerné par le magazine de cinéma japonais Kinema Junpō. Cependant, le film reçoit une réponse mitigée des audiences occidentales ; bien qu'il soit un succès au box-office au Japon, il ne marche pas bien commercialement à l'étranger.
Roger Ebert donne au film quatre étoiles dans une critique datée du 26 décembre 1969, écrivant « Barberousse d'Akira Kurosawa est assemblé avec la complexité et la profondeur d'un bon roman du 19ème siècle, et c'est un plaisir, à une époque de films stylistiquement fragmentés, de regarder un réalisateur prendre le temps de développer pleinement ses personnages. » Michael Sragow du New Yorker écrit « Ce film de 1965, la dernière collaboration d'Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, est souvent dénigré comme étant un feuilleton.
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata pour ce film. Les personnages qu'ils incarnent n'y sont pas renseignés.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Drame |
| Durée | 3 h 05 |
| Pays | Japon |
| Langue originale | japonais |
| Réalisation | Akira Kurosawa |
| Production | Tōhō |
| Notoriété | 32 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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