Diva
· Film
Film · 1981
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
Diva : film français de Jean-Jacques Beineix, sorti en 1981. Jules, un jeune postier, est fasciné par Cynthia Hawkins, une célèbre diva qui n'a jamais consenti à faire enregistrer sa voix. Réalisation : Jean-Jacques Beineix. Avec Richard Bohringer, Frédéric Andréi, Raymond Aquilon.
42 mots
Photographie d'illustration du genre « Thriller ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : 2013-09-14 05 37 16 Fog at night in Elko, Nevada, par Famartin, sous licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
Diva
· Film
Diva est un film français réalisé par Jean-Jacques Beineix, sorti en 1981. Premier long métrage du réalisateur, le scénario est adapté d'un roman homonyme de Daniel Odier (sous pseudonyme de Delacorta).
À l'instar des réalisations contemporaines de Luc Besson ou Arthur Joffé (Alberto Express), il est l'un des premiers films français laissant cours à l'esthétique de l'image de type publicitaire ou clip musical en vogue durant les années 1980. Divisant la critique à sa sortie, le film ne totalise que 300 000 entrées au bout d'un an mais grâce à quatre récompenses lors de la cérémonie des César, il connaîtra alors un véritable succès populaire et atteindra plus de deux millions d'entrées.
Ce résumé est adapté de l'article Diva (film) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
Jules, un jeune postier, est fasciné par Cynthia Hawkins, une célèbre diva qui n'a jamais consenti à faire enregistrer sa voix. Lors d'un concert parisien au théâtre des Bouffes-du-Nord, Jules enregistre clandestinement son récital, discrètement observé par deux Taïwanais. Après avoir reçu un autographe de la diva, il vole sa robe en coulisses puis s'enfuit.
Sans le savoir, Jules entre également en possession d'un autre enregistrement, celui de Nadia Kalensky, une ancienne prostituée. Elle révèle sur une cassette audio son ancienne liaison avec un commissaire divisionnaire de la criminelle, Jean Saporta, soupçonné de diriger un important réseau de prostitution avec l'aide de son second, l'« Antillais ». Au cours d'une poursuite, Nadia dépose la cassette dans la sacoche du cyclomoteur de Jules qui ne remarque rien. Quelques instants plus tard, Nadia est tuée.
Saporta lance l'Antillais et son complice dit « le curé » à la recherche de cette cassette avant que ses propres inspecteurs de police ne la découvrent. Parallèlement, Jules est poursuivi par les deux Taïwanais qui lui réclament l'enregistrement qu'il a réalisé lors du récital de Cynthia Hawkins. Traqué pour deux affaires distinctes qu'il n'est pas en mesure de comprendre, il trouve alors refuge chez son nouvel ami Serge Gorodish et sa protégée Alba, dont il a fait la connaissance le jour même. Gorodish va alors chercher à manipuler les ennemis de Jules pour les pousser à se détruire eux-mêmes.
Dans l'intervalle, une relation entre la diva Cynthia Hawkins et Jules s'est développée. Se sentant coupable de lui avoir volé sa robe, Jules se présente à son hôtel, et la lui rend. D'abord furieuse, Cynthia finit par comprendre l'admiration que Jules lui voue.
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Des scènes ont été tournées au phare de Gatteville dans la péninsule du Cotentin, à Paris dans de nombreuses rues, la gare de Paris-Saint-Lazare, l'hôtel Royal Monceau, l'Arc de Triomphe, le Grand bassin du Jardin des Tuileries, les stations de métro (Concorde, Opéra, Dauphine), dans les anciens entrepôts Calberson et les anciennes usines Citroën (quai André-Citroën) et la dernière scène où Cynthia et Jules se retrouvent, au théâtre du Chatelet.
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Cette section « Production » est adaptée de l'article Diva (film) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.
La prise de son initiale du film et son exploitation en salles ont toujours été monophoniques (un seul canal audio). En 2006, lors de l'édition DVD du film aux États-Unis, une vive controverse a opposé Jean-Jacques Beineix aux distributeurs vidéo (groupe Canal+), accusés d'avoir mis sur le marché une version stéréo, artificiellement remixée sans la supervision artistique ni l'accord du réalisateur. Beineix ira jusqu'à attaquer en justice la maison mère française, le groupe Canal+, de cet éditeur vidéo et fustigera sans le nommer son président Bertrand Méheut, le traitant de « pharmacien » (évoquant son parcours professionnel) pour avoir autorisé la commercialisation de son œuvre, qu'il estime dénaturée.
En Europe, aucun vidéogramme, y compris en édition haute définition (Blu-ray) du film Diva n'est commercialisé en son stéréo ou audio multicanal. En revanche, l'édition de la présumée bande originale musicale du film a toujours été commercialisée en stéréophonie, mais il s'agit d'enregistrements en studio spécifiques et non pas de l'exacte bande originale du film projeté en salles et distribué en vidéo.
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Le film s'inspire de la première carrière européenne de la soprano Jessye Norman, ce qui en fait un film à clef.
Le film se caractérise par une photographie soignée et ambitieuse, des couleurs vives et accrocheuses, des éléments de décoration inspirés du pop art, des mouvements de caméra inhabituels pour l'époque. La critique se déchaîne lors de la sortie, qualifiant de « cinéma du look » ce film qui pourtant, aujourd'hui, ne se démarque plus de la plupart des productions françaises. Tout comme les productions de Luc Besson, le film connaît un réel succès aux États-Unis l'année suivante. Si son esthétique peut sembler aujourd'hui banale, il est représentatif d’un cinéma d’auteur français des années 1980 au même titre que Subway, de Luc Besson, qui en reprend des éléments comme la poursuite à cyclomoteur dans les couloirs du métro.
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| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Thriller, Drame |
| Durée | 1 h 54 |
| Pays | France |
| Langue originale | français |
| Réalisation | Jean-Jacques Beineix |
| Récompenses | 1 distinction recensée |
| Notoriété | 27 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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