La Grande Illusion
· Film
Film · 1937
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
La Grande Illusion : film de Jean Renoir, sorti en 1937. Pendant la Première Guerre mondiale, l'avion du lieutenant Maréchal et du capitaine de Boëldieu est abattu par le commandant von Rauffenstein, un aristocrate connaissant par hasard la famille du capitaine de Boëldieu.
43 mots
Photographie d'illustration du genre « Drame ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : Gesher Theatre 3B0A9100-s, par Alexander Khanin, sous licence CC0, via Wikimedia Commons.
La Grande Illusion
· Film
La Grande Illusion est un film français, réalisé par Jean Renoir et sorti en 1937.
Ce film est considéré comme un chef-d'œuvre du cinéma mondial.
Ce résumé est adapté de l'article La Grande Illusion de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
Pendant la Première Guerre mondiale, l'avion du lieutenant Maréchal et du capitaine de Boëldieu est abattu par le commandant von Rauffenstein, un aristocrate connaissant par hasard la famille du capitaine de Boëldieu. Les deux officiers français sont envoyés dans un camp en Allemagne. Là, ils retrouvent de nombreux officiers prisonniers français, britanniques et russes issus de différents milieux sociaux. Ensemble, les prisonniers organisent différentes activités, partagent leurs maigres ressources et vivent au rythme des nouvelles de l'armée française qui prend et perd successivement des positions sur le front nord, notamment lors de la bataille de Douaumont. La chambrée, outre Maréchal et Boëldieu, regroupe également le lieutenant Demolder, un amoureux des lettres, le lieutenant Rosenthal, fils d'une riche famille juive dans les finances, un ingénieur du cadastre et Cartier, un lieutenant populaire et volubile issu des cabarets parisiens. Ils décident de s'échapper de l'Oflag en creusant un tunnel dans des conditions périlleuses. Le jour même de leur évasion, le sort veut qu'ils soient transférés dans un autre camp.
Les mois passent. Maréchal et Boëldieu, après diverses tentatives d'évasion avortées, sont transférés dans un ultime camp fortifié en montagne, où ils ont la surprise de découvrir qu'il est dirigé par von Rauffenstein, maintenant infirme après une grave blessure et inapte au combat. Ils retrouvent également, par hasard Rosenthal. Les deux officiers aristocrates se respectent et fraternisent courtoisement, ayant en commun leur milieu et leur éducation, sous le regard de Maréchal l'ouvrier et de Rosenthal le fils de banquier juif.
Cette section « Synopsis » est adaptée de l'article La Grande Illusion de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.
Le film devait initialement s'appeler Les Aventures du lieutenant Maréchal, ce personnage étant le seul présent du début à la fin. Le scénario d'origine se concentrait sur les relations du lieutenant Maréchal et du capitaine de Boëldieu.
Renoir précisa qu'il avait choisi le titre la Grande illusion « parce qu'il ne voulait rien dire de précis ».
Le film s'inspire des récits d'évasion du Général Amand Pinsard. Jean Renoir l'a rencontré pendant la Première Guerre mondiale et ce dernier lui a sauvé la vie alors qu'il était pris en chasse par un avion allemand. Les deux hommes se perdent de vue pendant la guerre mais se retrouvent par hasard en 1934 pendant le tournage de Toni. Amand Pinsard raconte alors sa captivité en Allemagne et son évasion facilitée par le général Paul de Villelume, personnage à rapprocher du capitaine de Boëldieu. Renoir s'inspire de ce récit pour écrire un premier scénario avec Charles Spaak. Le projet s'intitule d'abord L'évasion de Pinsard.
En 1914, quand commence la Première Guerre mondiale, Jean Renoir est maréchal des logis au de dragons sous les ordres du capitaine Louis Bossut, modèle possible du capitaine de Boëldieu.
Jean Renoir a eu beaucoup de difficultés pour financer ce film et n'a pu trouver un producteur qu'avec le soutien de Jean Gabin.
Cette section « Production » est adaptée de l'article La Grande Illusion de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.
« On sent la qualité d'émotion qui se dégage d'un tel film où tout a été traité avec une honnêteté et une franchise remarquables. Jean Renoir n'a fait aucune concession. Il a tout abordé bien en face sans se soucier d'autre chose que de vérité. Ce film d'hommes, il l'a traité en homme, en homme aux élans sûrs et directs, en homme qui ne craint pas d'être mal compris parce qu'il est lui-même sans équivoque. »
« C'est là du beau du grand « boulot », une compréhension parfaitement lucide de la chose cinématographique, de sa valeur, de sa chaotique vigueur. De la première à la dernière image, l'intérêt non seulement ne faiblit jamais mais va crescendo ; le film est orchestré, dirigé. Il s'en dégage une impression inaccoutumée de réalisme puissant, empoignant, dénué de tout classicisme, de toute orthodoxie. »
« Vingt ans après, La Grande Illusion n'a pas une ride. Cette jeunesse, le film de Renoir la doit à la perfection de sa forme. De toutes les œuvres de l'auteur du Fleuve, celle-ci est certainement la mieux équilibrée, la plus achevée, la plus classique. À ce classicisme, on peut préférer le foisonnement, l'originalité la fantaisie de La Règle du jeu. Il n'empêche que nous sommes ici devant un sommet de l'école cinématographique française. [....]
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La signification du titre du film a longtemps suscité des discussions. Une hypothèse voudrait que l'illusion soit celle de la « Der des Der » qu'évoque Maréchal, aussitôt contredit par Rosenthal dans la dernière séquence de dialogue entre les deux évadés qui s'approchent de la frontière suisse. À Maréchal qui parle de la guerre en disant « En espérant que c'est la dernière », Rosenthal répond : « Ah ! tu te fais des illusions ! »
Ce film décrit des personnages de classes diverses (deux aristocrates, un titi parisien, un couturier et fils de banquier juif, un acteur, un instituteur, un ingénieur, etc.) lors de la Première Guerre mondiale. Cette œuvre, qui montre la fin des aristocraties française et allemande, s'attache à présenter les rapports de force et les affinités entre les différentes classes sociales au-delà des frontières et des conflits. La Grande Illusion n'est d'ailleurs ni un film d'aventures, ni même un film de guerre (il n'y a aucune scène de combat).
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata pour ce film. Les personnages qu'ils incarnent n'y sont pas renseignés.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Drame |
| Durée | 2 h 04 |
| Pays | France |
| Langue originale | russe, anglais |
| Réalisation | Jean Renoir |
| Production | Les Réalisations d'art cinématographique |
| Notoriété | 44 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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