120 Battements par minute
· Film
Film · 2017
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
120 Battements par minute : film de Robin Campillo, sorti en 2017. Au début des années 1990, le sida se propage depuis près de dix ans. Réalisation : Robin Campillo. Avec Adèle Haenel, Nahuel Pérez Biscayart, Antoine Reinartz. La disponibilité en streaming se vérifie plateforme par plateforme, plus bas sur cette page.
52 mots
Photographie d'illustration du genre « Drame ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : Gesher Theatre 3B0A9100-s, par Alexander Khanin, sous licence CC0, via Wikimedia Commons.
120 Battements par minute
· Film
120 Battements par minute est un film dramatique français coécrit et réalisé par Robin Campillo, sorti en 2017.
Succès critique et public, le film a remporté de nombreux prix. En compétition au Festival de Cannes, il y obtient le Grand Prix, la Queer Palm, le Prix François-Chalais et le Prix FIPRESCI, ainsi que le Prix du Public au Festival de Cabourg 2017. De plus, il remporte lors de la cérémonie des César 2018 les César du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle, du meilleur espoir masculin, du meilleur scénario original, du meilleur montage et de la meilleure musique originale.
Ce résumé est adapté de l'article 120 Battements par minute de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
Au début des années 1990, le sida se propage depuis près de dix ans. Les militants d'Act Up-Paris s’activent pour lutter contre l'indifférence générale. Au cours des « R.H. » (réunions hebdomadaires menées par deux médiateurs se chargeant de donner les tours de paroles) se décident les actions pour que soient mises en œuvre les trithérapies pour les malades atteints du sida, spécialement les « zaps » (irruption au siège du laboratoire pharmaceutique Melton Pharm, aspersions de faux sang, notamment contre le directeur de l'Agence française de lutte contre le sida), les die-in, les distributions de préservatifs et de brochures d'information dans les lycées, les tracts dont chaque slogan provocateur est débattu et approuvé par l’assemblée. Les scènes militantes alternent avec les scènes de fête dans lesquelles les militants dansent au son de la house, leur énergie sur la piste faisant s'élever au-dessus d'eux la poussière qui se transforme « en molécules et virus se multipliant et se contaminant ».
L'histoire débute au sein d'Act up autour de 1992 lorsque Nathan, un nouveau militant, y rencontre Sean Dalmazo, et est bouleversé par la radicalité de ce dernier, séropositif et qui consume ses dernières forces dans l'action. Sean est en conflit avec Thibault, médiateur des « R.H. » qui privilégie l'expertise et la discussion avec les autorités et les laboratoires, à l'instar d'AIDES. Nathan tombe amoureux de Sean et se lance dans les actions coups de poing d'Act up. Leur histoire d'amour est interrompue en 1995 par la mort de Sean : affaibli par la maladie, hospitalisé puis ramené dans le nouvel appartement que Nathan voulait pour eux, il est soigné par son amant et sa mère. Sean choisit d'être euthanasié par Nathan.
Cette section « Synopsis » est adaptée de l'article 120 Battements par minute de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.
Le tournage du film a commencé le 17 août 2016 au cinéma, à Paris.
Une petite partie du film a été tournée dans l’ancien hôpital de La Source dans le quartier d’Orléans-la-Source, en septembre 2016 et une autre au sein du lycée Camille-Sée, dans le arrondissement de Paris.
Le 14 septembre, la rue Parrot, dans le arrondissement de Paris (non loin de la gare de Lyon), est fermée à la circulation pour permettre le tournage des scènes avec des centaines de figurants qui incarnent les troupes de militants d’Act Up-Paris.
La musique originale est composée par Arnaud Rebotini.
Des extraits musicaux sont aussi inclus dans le film :
Le titre du film est d'ailleurs une référence à la musique house. Robin Campillo affirme : « Cette musique, à la fois festive et inquiète, est un peu la bande originale de cette époque ».
Cette section « Production » est adaptée de l'article 120 Battements par minute de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.
En France, l'accueil critique est très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,5/5, et des critiques spectateurs à 4,2/5.
Pour Thomas Sotinel du Monde, « Campillo renverse cul par-dessus tête la vieille scie attribuée à Cocteau : « Le cinéma, c'est filmer la mort au travail. » Devant sa caméra, c'est la vie celle de ceux qui ne sont plus, celle de ceux qui ont été sauvés grâce à ce combat qui s’épanouit. […] Scénariste et monteur de son film, il lui donne une pulsation rapide (celle des titres électro sur lesquels on dansait alors, celle d'un cœur au bord de l’affolement) qui impose l'urgence dans laquelle vivent ses personnages, militants que la maladie ou l'infection a réunis. […] Campillo laisse de côté les effets faciles, demandant à ses acteurs d'emmener leurs personnages jusqu'au bout du chemin, sans effets spéciaux, sans paroxysmes pour parvenir à la vérité d'un moment qui resterait autrement enfoui. Ici, la fin de la vie, c'est encore la vie. ».
Pour Jean-Marc Lalanne des Inrockuptibles, « le film magnifie les vertus de la contestation, la force qu'il faut pour renverser les perspectives, remettre en cause des rapports de force séculaires qu’on pensait intangibles.
Cette section « Accueil critique » est adaptée de l'article 120 Battements par minute de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée.
120 Battements par minute reprend des actions, sujets de débats, et personnalités d'Act Up mais demeure une œuvre de fiction.
Thibault, un des médiateurs qui réprouve la violence, représente Didier Lestrade, le premier président d'Act Up-Paris, notamment traité de « sale imposteur » par Sean/Cleews dans le film. Le personnage de Sean a vraiment existé. Second président d'Act Up-Paris de 1992 à 1994, Cleews Vellay est mort du sida à 30 ans en 1994. La scène de ses cendres jetées au banquet de l'Union des Assurances de Paris (pour dénoncer la discrimination des porteurs du VIH par leur refus d'accorder une assurance aux personnes séropositives), a également existé.
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata pour ce film. Les personnages qu'ils incarnent n'y sont pas renseignés.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Drame |
| Durée | 2 h 20 |
| Pays | France |
| Langue originale | français |
| Réalisation | Robin Campillo |
| Récompenses | 14 distinctions recensées |
| Notoriété | 33 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
14 distinctions sont recensées sur Wikidata pour ce film.
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