Peau d'âne
· Film
Film · 1970
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En bref
Peau d'âne : film musical de Jacques Demy, sorti en 1970. Il était une fois… un roi (Jean Marais), qui jouit d'un grand prestige auprès de ses sujets et voisins, et qui est marié à la plus belle et vertueuse des reines.
42 mots
Photographie d'illustration du genre « Musical ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : Main Auditorium Teatro Colón, par Roger Schultz from BUENOS AIRES, ARGENTINA, sous licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.
Peau d'âne
· Film
Peau d'Âne est un film musical français écrit et réalisé par Jacques Demy, sorti en 1970.
Inspiré de Peau d'Âne de Charles Perrault, paru en 1694, le film reprend l'intrigue traditionnelle du conte : une princesse forcée d'épouser son père fuit son royaume en se dissimulant sous une peau d'âne. Suscitant l'hostilité par son déguisement, elle parvient à conserver son secret jusqu'à sa rencontre fortuite avec le prince d'un château voisin. Une fois leur amour avoué et l'identité de la princesse révélée, les noces des deux jeunes gens sont célébrées dans l'harmonie retrouvée. À cette histoire merveilleuse, le réalisateur apporte une esthétique « pop » caractéristique des années 1960 mais encore inédite dans le cinéma français.
Cette troisième collaboration entre Jacques Demy et Catherine Deneuve permet au réalisateur de réaffirmer la force et la singularité de son univers cinématographique, ce « Demy-monde » qui mêle références féeriques et poétiques, et à l'actrice de gagner un nouveau rôle de beauté iconique.
Ce résumé est adapté de l'article Peau d'Âne (film, 1970) de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
Il était une fois… un roi (Jean Marais), qui jouit d'un grand prestige auprès de ses sujets et voisins, et qui est marié à la plus belle et vertueuse des reines. Tous deux vivent en harmonie avec leur unique fille (Catherine Deneuve), et la prospérité du royaume est continuellement assurée par l'âne fabuleux qui habite leurs écuries et dont les déjections surnaturelles délivrent pierres précieuses et pièces d'or. Mais cet équilibre est rompu par le malheur : la reine se meurt de maladie. La raison d'État exigeant un héritier mâle, sur son lit de mort, elle fait promettre à son mari de ne prendre comme nouvelle épouse qu'une femme plus belle qu'elle. Les efforts des ministres pour trouver une princesse à la hauteur de la défunte reine restent vains, jusqu'à ce qu'ils admettent que seule la fille même du couple royal peut se prévaloir d'une telle beauté. Bien qu'un tel projet constitue un inceste, le roi décide de l'épouser, encouragé en cela par ses conseillers.
Il fait venir auprès de lui sa fille, qu'il avait rejetée depuis la mort de son épouse et qui s'était jusque-là divertie en chantant l'amour dans un jardin du palais (Amour, Amour). Il lui lit des vers qu'il sélectionne dans des recueils des temps futurs, puis la demande en mariage. La Princesse s'inquiète tout d'abord d'un tel dessein, mais entretient des hésitations, sensible à l'insistance de son père et à l'amour qu'elle-même lui porte. Elle rend alors visite à sa marraine, la Fée des lilas (Delphine Seyrig), pour obtenir son conseil. Celle-ci, malgré un comportement curieux laissant entendre que sa relation avec le Roi est tendue, lui apprend à distinguer les amours : si l'on aime ses parents, on ne les épouse pas (Les Conseils de la Fée des lilas).
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Après quelques années passées aux États-Unis, entre 1967 et 1969, durant lesquelles il réalise Model Shop avec le soutien financier de la compagnie Columbia, Jacques Demy souhaite tourner un film inspiré de la culture française et en particulier de ses contes de fées et de leur merveilleux, qui lui inspirent « une très grande joie ». Dès les années 1950, il a établi le script d'une hypothétique adaptation de La Belle au bois dormant, qui ne donne pas de suite ; mais les films qu'il réalise au début des années 1960, Lola (1961) et Les Parapluies de Cherbourg (1964), font déjà référence aux contes de fées et jouent avec leurs codes.
Parmi les œuvres du conteur français Charles Perrault, c'est Peau d'Âne que Demy sélectionne, pour son étrangeté. Sa compagne et collègue cinéaste Agnès Varda, qui était partie avec lui et l'avait accompagné dans son projet de film américain, explique plus tard ce choix par l'originalité de l'histoire (« C'est très bizarre, ce père qui veut épouser sa fille, qui s’obstine comme ça et elle qui se cache dans une peau d’âne. Jacques aimait beaucoup ce conte. ») et par sa complexité (« Nous convenions que Peau d’Âne était de loin le conte le plus complexe »). Demy apprécie cette histoire de longue date, l'ayant montée dès l'enfance dans son propre théâtre de marionnettes, de même que Cendrillon et d'autres contes des frères Grimm ou d'Andersen : « Autrefois, avant, quand j'étais enfant, Peau d'Âne me plaisait particulièrement.
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Peau d'Âne sort le 16 décembre 1970 au cinéma, respectant la volonté du réalisateur qui estime que, pour se replonger dans un récit d'enfance, les spectateurs sont davantage disponibles à Noël « que le trois février, au moment de la note d'impôts ».
Au contraire des précédents films de Demy, comme Les Parapluies de Cherbourg qui obtient le prix Louis-Delluc et la Palme d'or, Peau d'Âne ne reçoit guère de reconnaissance de la profession en dehors du prix du « meilleur film pour enfants » décerné en 1971 par le Círculo de Escritores Cinematográficos (Cercle des scénaristes de film) en Espagne.
Les critiques sont plus élogieuses : Andrée Tournès, du mensuel orienté vers les jeunes cinéphiles Jeune Cinéma, juge le film « précieux, mais pas mièvre : sans vulgarité, sans condescendance et recevant l'accueil qu’il mérite, attentif et un peu grave. » Jean-Louis Bory, du Nouvel Observateur, démontre le lien du film de Demy avec La Belle et la Bête de Jean Cocteau et salue sa « naïveté » (au sens de « foi poétique ») et son authenticité : « Rien ne sent le studio, tout entretient la confusion entre le réel et le merveilleux, et entre ce réel merveilleux et le vrai, qui est l’essence de la féerie ».
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| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Fantastique, Musical |
| Durée | 1 h 26 |
| Pays | France |
| Langue originale | français |
| Réalisation | Jacques Demy |
| Notoriété | 26 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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