La dolce vita
· Film
Film · 1960
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
La dolce vita : film réalisé par Federico Fellini et sorti en 1960. La dolce vita est composée d'une série d'épisodes en apparence déconnectés. Réalisation : Federico Fellini. Avec Marcello Mastroianni, Adriano Celentano, Anita Ekberg. La disponibilité en streaming se vérifie plateforme par plateforme, plus bas sur cette page.
49 mots
Photographie d'illustration du genre « Comédie ». Elle n'est pas tirée de cette œuvre : nous ne publions aucune affiche ni image de film ou de série.
Illustration : Comedy and tragedy (8107431738), par psyberartist, sous licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.
La dolce vita
· Film
La dolce vita (prononciation italienne : /la ˈdoltʃe ˈviːta/), sorti initialement en France sous le titre La Douceur de vivre, est un film italo-français réalisé par Federico Fellini et sorti en 1960. Le film a obtenu la Palme d'or au 13e festival de Cannes en 1960, ainsi que l'Oscar des meilleurs costumes de 1962.
Construit comme une succession de petits épisodes, La dolce vita suit Marcello Rubini, un journaliste de presse people interprété par Marcello Mastroianni, au fil d'une semaine de vie mondaine à Rome dans une recherche infructueuse de l'amour et du bonheur. Ce film marque un tournant dans la filmographie de Federico Fellini, faisant suite à trois films proches du néoréalisme : La strada (1954), Il bidone (1955) et Les Nuits de Cabiria (1957). Il inaugure son langage cinématographique personnel qui deviendra, de manière irrévocable, la marque de fabrique « fellinienne » de ses films suivants.
Aujourd'hui considéré comme un classique du cinéma italien et du cinéma en général, il a pourtant été accueilli par le scandale, à sa sortie, du fait de sa description d'une société oisive et débauchée, la dolce vita.
Ce résumé est adapté de l'article La dolce vita de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
La dolce vita est composée d'une série d'épisodes en apparence déconnectés. La structure du scénario n'est pas sans rappeler celle des films à sketches chers au cinéma italien et auxquels Fellini a lui-même eu recours plusieurs fois. Situé à Rome en 1959, le film suit, sur ce mode apparemment décousu, les pérégrinations de Marcello Rubini (Marcello Mastroianni), un jeune provincial aux aspirations littéraires, devenu chroniqueur dans un journal à sensations.
L'analyse usuelle du scénario le découpe en un prologue, sept épisodes principaux interrompus par un intermède, et un épilogue, ce qui lui confère une structure fortement symétrique. La longueur du film empêche souvent d'en percevoir, lors de la première vision, le caractère extrêmement structuré. À travers des tableaux connectés par la présence de Marcello et de quelques autres personnages-clés, Fellini explore l'intimité, dans le cadre plus large d'un monde en mutation, la société italienne du miracle économique d'après-guerre.
Les épisodes présentent chacun une voie qui s'offre à Marcello. Ces voies étant toutes sans issue, à la fin Marcello reste seul, comme tout héros fellinien.
Séquence de jour. La première scène présente un hélicoptère transportant une statue du Christ au-dessus d'un ancien aqueduc romain, tandis qu'un second hélicoptère de presse le suit dans le ciel de la ville. Ce dernier est momentanément retardé par un groupe de jeunes femmes en bikini qui prennent un bain de soleil sur le toit d'un immeuble élevé. Marcello mime ensuite une demande de numéro de téléphone, mais ne réussit pas à se faire comprendre et hausse les épaules avant de continuer son chemin en suivant le premier hélicoptère au-dessus de la place Saint-Pierre.
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Lors de la première projection du film au Capitol de Milan le 5 février 1960, le public trouve le film trop long, peu amusant, et surtout immoral. Lors de l'« orgie » finale, les gens quittent la salle en protestant à haute voix. À la fin, le film est sifflé malgré quelques applaudissements. Quand il descend les marches du balcon, Fellini reçoit un crachat. Marcello Mastroianni est insulté : « lâche, clochard, communiste ! ». Le lendemain, la foule s'amasse devant le cinéma et en brise les portes de verre pour voir le film avant qu'il ne soit interdit par la censure. Le phénomène s'étend aux autres villes et le film fait des records d'entrée à Rome et à Milan.
Des critiques très dures fusent de tous les bords politiques. Dans Il Secolo d'Italia, les fascistes titrent « Sifflets mérités à Milan ! Honte ! ». Le 9 février, le parlement italien juge utile de se réunir pour discuter de la valeur morale de l'œuvre. Le Centre catholique du cinéma interdit à tout catholique d'aller le voir, l'Action catholique romaine et L'Osservatore Romano demandent qu'il soit renvoyé devant la censure.
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La dolce vita a fait couler beaucoup d'encre et suscité de très nombreuses analyses, parfois morales, esthétiques, sociologiques, psychologiques et philosophiques.
Pour J. M. G. Le Clézio en 1971, La dolce vita est avant tout la peinture de la « décadence » de la société occidentale : « Corrompue, débauchée, ivre, grimaçante, la société que nous fait voir Fellini est en complète décadence. Mais elle ne l'est pas inconsciemment : Fellini est le plus impitoyable témoin du pourrissement du monde occidental. ».
Pour Peter Bondanella, Fellini ne s'arrête pas à la dénonciation de la décadence et de la corruption, il est plus intéressé par le potentiel de renaissance que cette situation apporte à l'artiste. Cédant la parole à Fellini : « Je trouve que la décadence est indispensable à la renaissance… Je suis donc heureux de vivre à une époque où tout chavire.
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10 interprètes sont crédités sur Wikidata pour ce film. Les personnages qu'ils incarnent n'y sont pas renseignés.
| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Comédie, Drame |
| Durée | 2 h 54 |
| Pays | Italie, France |
| Langue originale | anglais, italien |
| Réalisation | Federico Fellini |
| Production | Pathé |
| Récompenses | 2 distinctions recensées |
| Notoriété | 60 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
2 distinctions sont recensées sur Wikidata pour ce film.
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