The Artist
· Film
Film · 2011
Par Baptiste MoulinFiche vérifiée le Méthode
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En bref
The Artist : film de Michel Hazanavicius, sorti en 2011. À Hollywood, en 1927, George Valentin (Jean Dujardin) est un acteur très célèbre du cinéma muet, auquel le succès est monté à la tête. Réalisation : Michel Hazanavicius. Avec John Goodman, Malcolm McDowell, Jean Dujardin.
45 motsLa distribution en images

Portrait : John Goodman 2014, par Georges Biard, sous licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Portrait : Malcolm McDowell Cannes 2011, par Georges Biard, sous licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Portrait : James Cromwell 2010, par Toglenn, sous licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
The Artist
· Film
The Artist ou L'Artiste au Québec est une comédie romantique muette et en noir et blanc française, écrite et réalisée par Michel Hazanavicius, sortie en 2011.
Tourné à Los Angeles (notamment à Hollywood), le film met en scène Jean Dujardin dans le rôle de George Valentin, vedette du cinéma muet, confronté à l'arrivée des films parlants à la charnière des années 1920 et des années 1930, Bérénice Bejo dans le rôle de Peppy Miller, jeune actrice en pleine ascension, ainsi que plusieurs comédiens américains tels que James Cromwell et John Goodman dans des rôles secondaires importants.
Produit principalement par Thomas Langmann, The Artist est un hommage aux films des années 1920. Il reprend par ailleurs la structure du scénario des films Une étoile est née. Le réalisateur a, qui plus est, cité parmi ses influences Les Lumières de la ville et Les Temps modernes (un des derniers films muets sortis en plein essor du parlant) de Charlie Chaplin. Le film contient également des références à Chantons sous la pluie qui traitait déjà sur un ton humoristique du passage douloureux au cinéma parlant, ainsi qu'à différents classiques du cinéma, muet et parlant.
Ce résumé est adapté de l'article The Artist de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Texte abrégé. Révision citée, reprise le .
À Hollywood, en 1927, George Valentin (Jean Dujardin) est un acteur très célèbre du cinéma muet, auquel le succès est monté à la tête. De son côté, Peppy Miller (Bérénice Bejo) est une jeune femme qui tente sa chance dans le cinéma après avoir été prise en photo avec Valentin. Cette photographie, publiée à la une de Variety, ne plaît pas du tout à Doris (Penelope Ann Miller), la femme de George. Peppy se fait embaucher comme figurante et recroise le chemin de Valentin dans un studio où il découvre ses talents de danseuse. Il la fait alors embaucher pour un second rôle sur son nouveau film, mais la présence de Peppy le trouble. Tous deux se retrouvent plus tard dans la loge de George, où ils manquent de succomber.
Le temps passe, Peppy enchaîne les seconds rôles et commence à en avoir de plus importants, tandis que Valentin est toujours la vedette, mais son producteur, Al Zimmer (John Goodman), lui montre alors les essais vocaux d'une ancienne partenaire de Valentin. Zimmer est enthousiaste, Valentin est moqueur, ne croyant pas au succès du cinéma parlant. Cependant, la possibilité de voir le cinéma parlant triompher lui donne des cauchemars (illustrés dans le film par une séquence non muette). Et ses peurs deviennent réelles : du jour au lendemain, Zimmer arrête la production de tout film muet pour miser sur le parlant et choisit plusieurs jeunes acteurs pour lancer la vague, dont Peppy. Valentin, par fierté, quitte les studios en annonçant produire et réaliser lui-même son prochain film, toujours muet. Il se lance donc dans son projet et dépense sans compter.
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Depuis ses débuts à l'école Canal+ dans les années 1990, jusqu'aux films qui lui valurent les débuts de sa notoriété, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions et OSS 117 : Rio ne répond plus, Michel Hazanavicius a depuis toujours démontré sa passion pour le cinéma à travers la comédie. Cependant, lorsqu'il a pour la première fois l'idée du concept de The Artist, il ne s'agit pas pour lui de s'inscrire dans le registre du détournement, de la parodie ou de la dérision, mais de rendre un véritable hommage aux pionniers du septième art, et notamment de la période du cinéma muet, en tournant un film pratiquement sans paroles, en noir et blanc, avec l'esthétique déjà parfaitement maîtrisée des films des années 1920. Il ne désire par exemple pas se placer dans la même veine que La Dernière Folie de Mel Brooks, film de 1976 (avec notamment Marcel Marceau dans le seul rôle parlant) où Mel Brooks interprète un cinéaste sortant d'une cure de désintoxication qui désire réaliser un film muet mais essuie les refus de tous. Friedrich Wilhelm Murnau, Erich von Stroheim, Lubitsch et de nombreuses autres références cinématographiques se retrouvent dans The Artist.
Au départ, Michel Hazanavicius envisage de faire soit un film d'espionnage (à la manière de Fritz Lang dans Espions sur la Tamise), soit une version muette de la série de films Fantômas d'André Hunebelle. Mais pour une idée comme pour l'autre, Michel Hazanavicius se rend bien compte que son projet de scénario ne conviendrait pas au genre.
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Initialement sélectionné hors compétition, The Artist est basculé en compétition à la dernière minute, lors du Festival de Cannes. C'est sur l'insistance du producteur Thomas Langmann, persuadé de la présence du film au palmarès, que le délégué général Thierry Frémaux fait une entorse au règlement qui impose une limite de trois longs métrages français à la compétition (sélection alors arrêtée sur Polisse de Maïwenn, Pater d'Alain Cavalier et L'Apollonide de Bertrand Bonello). Lors du festival, le film reçoit un excellent accueil, offre un prix à Jean Dujardin et suscite l'intérêt de nombreux distributeurs internationaux qui sollicitent la société Wild Bunch, responsable des ventes à l'étranger. En clôture, le président du jury Robert De Niro confie à la presse adorer cette œuvre à laquelle il aurait volontiers attribué une seconde récompense, voire la Palme d'or, ce qui n'a pas été possible en raison de la restriction des doubles prix et des mentions ex æquo.
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| Type | Film |
|---|---|
| Sortie | |
| Genres | Films, Comédie, Romance, Drame |
| Durée | 1 h 40 |
| Pays | Belgique, France |
| Langue originale | anglais |
| Réalisation | Michel Hazanavicius |
| Production | France 3, La Petite Reine, Orange Studio |
| Récompenses | 11 distinctions recensées |
| Notoriété | 73 éditions de Wikipédia consacrent un article à ce titre |
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